Favoriser sa fertilité grâce à la micronutrition

Mis à jour : févr. 15

Lorsqu'un désir d'enfant émerge, notre instinct de protection se met souvent très vite en place et nous donne alors envie de favoriser les meilleures conditions pour faire germer cette nouvelle petite Vie. Toutes nos habitudes sont alors passées en revue et nous sommes prêts à de nombreux changements pour prendre soin de nous. Alimentation, hygiène de vie, cosmétiques, produits ménagers… Tout y passe ! Ces modifications sont parfois essentielles et nécessitent de l'énergie pour être mises en place. Mais quels sont les micronutriments essentiels pour favoriser notre fertilité ? Voici quelques éléments de réponse...


Vitamines

Celles du groupe B jouent un rôle prépondérants dans notre équilibre hormonal, notamment :

  • La B6 : elle aide à la production de progestérone et à la décomposition des œstrogènes dans le foie (si vous avez un doute sur le rôle des œstrogènes et de la progestérone tout au long de votre cycle menstruel, je vous invite à consulter mon article ici).

  • Les sources alimentaires : viandes & abats, poissons, céréales entières, légumineuses.


  • La B9 : c'est une vitamine essentielle de la fertilité et la grossesse, notamment de par son rôle sur la croissance et la division cellulaire.

  • Le saviez-vous ? le folate est la forme « naturelle », l’acide folique la forme « synthétique ». Le second est plus biodisponible, le premier mieux absorbé. Le méthylfolate est la forme active du folate. Dans le cadre d'une supplémentation, la question de la forme "naturelle" / "synthétique" / "active" peut être posée pour chaque vitamine. Pour plus d'informations à ce sujet, je vous conseille l'article ici.

  • Les sources alimentaires : abats, légumineuses, légumes verts.


  • La B12 : elle est un cofacteur essentiel à l'absorption de la B9. Sans elle, la B9 ne peut donc pas être assimilée et utilisée par notre corps.

  • Les sources alimentaires : viandes & abats, poissons & crustacés, spiruline (mais il y a débat sur le fait qu'elle soit absorbable ou non au travers cette algue…).

Parmi les autres vitamines essentielles, on va pouvoir aussi retrouver :

  • La vitamine C : antioxydante, elle améliorerait la qualité de nos hormones. On la retrouve partout en pharmacie notamment à l'automne et l'hiver, mais là aussi il y a question sur sa forme lorsque l'on parle de supplémentation. Je vous renvoies encore une fois vers l'article cité plus haut pour plus d'infos.

  • Les sources alimentaires : fruits et légumes colorés.


  • La vitamine D : parmi ses nombreux rôles sur notre métabolisme, elle agit sur nos hormones en stimulant notamment la production d'œstrogènes et de progestérone.

  • Les sources alimentaires : aucune ! Le seul moyen d'en synthétiser est de s'exposer au soleil. En fonction des régions, ce n'est parfois pas facile. Et la carence en vitamine D est une des plus courantes en Occident, avec le Magnésium. C'est pourquoi une supplémentation s'impose souvent. Pour ma part, je me fournis chez Nutri & Co ici : elle est d'origine végétale (lichen boréal) et son support est une huile végétale de colza bio. C'est donc la formule la plus qualitative que j'ai pu trouver !


Minéraux

Le Magnésium

C'est un des précurseurs des œstrogènes, de la progestérone et du cortisol. Il est essentiel à de nombreuses fonctions dans notre organisme (fonctionnement du système immunitaire, contraction musculaire, fixation du calcium, équilibre psycho-émotionnel, régulation du transit, etc.). Une carence en magnésium est d'ailleurs très commune en cas de SPM !


Les sources alimentaires : beaufort, sardines à l'huile, spiruline, noix du Brésil, bigorneaux, sarrasin, chocolat noir, eaux riches en Magnésium (type Hépar / Rozanna).


Le Zinc

Il régule la production ovocytaire ainsi que l'équilibre hormonal. Il aurait de plus un rôle dans le maintient des niveaux des liquides folliculaires.


Les sources alimentaires : huîtres, viandes, noix, légumineuses et céréales entières.


Le Sélénium

Il contribue à la production de progestérone et est essentiel à la santé de la thyroïde, qui a une grande influence sur la grossesse.


Les sources alimentaires : noix du Brésil, crustacés, viandes et poissons.


Autres

Les omégas 3

Ils régulent l’équilibre hormonal & normalise le cycle menstruel), augmente la glaire cervicale (et donc facilite la route des spermatozoïdes) et réduit l’hormone prolactine qui peut empêcher l’ovulation.


Les sources alimentaires : certaines huiles végétales (cameline, chanvre, noix, colza), poissons gras, oléagineux.


L'Inositol

Il contribue à l’équilibre hormonal et augmenterait le taux de fécondité.


Les sources alimentaires : oléagineux, légumineuses, céréales complètes, certains fruits (oranges, pamplemousse, fraises) et légumes (choux-fleur, petits-pois).


Super Légumes

Les légumes verts (brocoli, choux, etc.), au-delà de leur richesse nutritive et en fibres, contiennent de l’indole-3-carbinol qui contribue à l’équilibre des niveaux d’œstrogènes.


Les légumes amers (endives, artichauts, roquette, etc.) stimulent eux la bile et le foie, en charge de l’élimination des hormones.


Quelques bons réflexes

Lorsque le désir d'enfant émerge au sein du couple, il peut être intéressant de mettre en place de nouvelles habitudes de vie, qui seront favorable à la fertilité mais aussi à la bonne croissance de bébé par la suite :

  • Privilégier une alimentation non transformée, bio, de saison & locale

  • Limiter les apports en graisses trans et sucres raffinés

  • Favoriser les crudités ou la cuisson basse température (pour conserver les micronutriments)

  • Boire minimum 1,5 L d’eau filtrée / jour

  • Utiliser des contenants / ustensiles en bois, verre, pierre naturelle, etc.

  • Acheter des produits ménagers / cosmétiques bio et d’origine naturelle

Pour conclure...

Favoriser une alimentation variée et riche en micronutriments est la base pour permettre à notre organisme de fonctionner en équilibre et lui donner l'énergie et les éléments nécessaires à la création de la vie en nous. Mais parfois nos apports ne sont pas suffisants (changements alimentaires trop contraignants, problèmes d'assimilation / absorption, pathologies, etc.) et alors une complémentation est à envisager. Dans ce cas, rapprochez vous d'un professionnel de santé afin d'effectuer des analyses et de connaître quels compléments pourraient être adaptés à votre situation. Nous sommes tous différents et il est important que notre singularité soit appréhendée dans sa globalité !


Pour un suivi ou des conseils concernant votre fertilité, n'hésitez pas à me contacter. Ou posez vous questions en commentaires !


Manon

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